jeudi 11 septembre 2014

Pas de transaction pénale en cours pour Luciano D’Onofrio


Le Parquet de Liège dément être en négociation avec les avocats de Luciano D’Onofrio en vue d’éteindre les poursuites à son égard, contre le paiement d’une amende, dans le tentaculaire dossier de blanchiment et de transferts suspects au Standard de Liège.

Contacté par M… Belgique suite à une information de la RTBF, le substitut du procureur du roi de Liège, Frédéric Demonceau, «dément avoir entamé la moindre négociation avec Monsieur D’Onofrio ou ses conseils en vue d’aboutir à une transaction pénale» dans le dossier «Standard», dont l’instruction s’est déroulée à Liège d’avril 2004 à septembre 2011.

Hier, dans des sujets diffusés dans ses JT de 13h et 19h30 consacrés au renvoi en correctionnelle de Luciano D’Onofrio dans ce dossier pénal, la RTBF affirmait que «la justice a entamé avec lui des négociations, comme avec d’autres inculpés». Il n’en est donc rien, du moins en ce qui concerne Luciano D'Onofrio.

Ordonnance du 30 juin 2014

Dans son ordonnance du 30 juin dernier, la chambre du conseil de Liège avait renvoyé l’ex-homme fort du Standard, ainsi que 26 autres inculpés, devant le tribunal correctionnel pour des faits de blanchiment, organisation criminelle, faux et usage de faux. Une information relayée par la DH à l’époque et développée, hier, en manchette du journal barrée d’un bandeau «exclusif».

Pour rappel, ce dossier titanesque comporte un volet «blanchiment» dans lequel Luciano D’Onofrio est suspecté d’avoir blanchi 1,7 millions d’euros lors du sauvetage du Standard fin des années 1990, et un volet «transferts suspects» où une flopée de dirigeants de clubs, d’agents et de joueurs sont sur la sellette pour avoir perçu ou versé des compléments de salaires occultes.

Procès en 2016

Luciano D’Onofrio et plusieurs autres inculpés ont interjeté appel contre leur renvoi devant le tribunal correctionnel de Liège par la chambre du conseil. La chambre des mises en accusation devra statuer sur cet appel dans les mois qui viennent, mais sa décision pourra encore faire l’objet d’un éventuel recours devant la cour de cassation à Bruxelles. Dans ce cas, le procès ne devrait pas s’ouvrir avant début 2016 au plus tôt.

Jusqu'ici, seuls deux inculpés, Pierre François et Michel Preud'homme, ont transigé avec le Parquet dans ce dossier. La justice liégeoise reprochait à l’ex-directeur général du Standard d’avoir signé quatre conventions bidon pour payer des compléments de salaire au noir à trois joueurs (Ivica Dragutinovic, Miljenko Mumlek et Sambegou Bangoura). Pierre François a payé 18.990 euros pour échapper à un procès.

8.990 euros pour Preud'homme

Quant à l’actuel entraîneur du FC Bruges, Michel Preud’homme, il était poursuivi pour avoir fermé les yeux, quand il était directeur technique du Standard, sur le paiement d’une «prime à la signature» au noir lors du transfert de Micky Mumlek en 2003. Il a payé 8.990 euros pour éteindre les poursuites à son égard.

Selon nos informations, trois autres inculpés sont en train de négocier leur impunité pénale avec le Parquet. Il s'agirait de Michel Verschueren, du RSC Anderlecht et du Standard de Liège.

David Leloup

Cet article se prolonge sur Twitter.

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